la coopération entre les enseignants de sciences et les enseignants de langues dans trois écoles rurales privées : enjeux, modalités, résultats et propositions
L'enseignement par le biais d'une langue étrangère est un phénomène répandu dans le monde en général et dans de nombreux pays arabophones, dont le Liban, en particulier. Ces pays ont adopté un système d’enseignement multilingue pour la plupart des matières scolaires, y compris les sciences. La présente recherche s’intéresse à l’enseignement coopératif entre enseignants de français langue vivante et enseignants de disciplines non linguistiques, notamment de sciences de la vie et de la terre. Elle cherche par là à apporter sa contribution à l’amélioration de la qualité de l’enseignement dans les établissements francophones qui suivent le système libanais. Cette étude entreprend de définir ce qu’est la coopération et d’identifier les obstacles à tout travail coopératif en étudiant le cas de trois écoles rurales francophones appartenant au réseau Makassed. Elle se focalise sur la classe d’EB6 (6e) (cycle primaire 2). Elle vise à examiner dans quelle mesure l’enseignant de langues pourrait, en coopérant avec l’enseignant de sciences de la vie et de la terre, mettre en place un certain nombre de pratiques et d’actions pédagogiques dont les élèves ont besoin dans les cours de sciences pour améliorer leur rendement et stimuler leur motivation et leur attention. Cette étude met en même temps en évidence les modalités de réussite de la coopération entre professeurs de disciplines linguistiques et professeurs de disciplines non linguistiques. Elle repose sur une recherche théorique d’une part, et sur une recherche empirique d’autre part, et adopte l’approche mixte qui associe à la fois les méthodes de l’approche qualitative et celles de l’approche quantitative. (Résumé de l’auteur)